Production : Les droits de l’enfant expliqués aux grands

Série TAM-TAM

Les droits de l’enfant expliqués aux grands

Novembre 2017

Le projet

Télévision du Monde asbl (TDM), le Centre interdisciplinaire des droits de l’enfant (CIDE) de l’UNamur, l’Université Saint-Louis de Bruxelles sont à la base d’un projet commun sous la forme de capsules vidéos intitulés Les Droits de l’enfants expliqués aux grands.

Partant du constat que les Droits de l’enfant tels que définis par la Convention Internationale de 1989 sont souvent mal connus ou mal compris, ce projet audiovisuel vise à sensibiliser et à informer le spectateur sur ce que sont les Droits de l’enfants et sa mise en œuvre en Belgique francophone.

TDM a réalisé des portraits de jeunes qui ont accepté de livrer un peu de leurs parcours et est allé à la rencontre d’organisations œuvrant dans le renforcement des Droits de l’Enfant par des actions concrètes et positives. Les propos de Bernard De Vos, Délégué aux Droits de l’enfant ponctuent chaque sujet et permettent d’apporter du recul par rapport au texte légal de la Convention.

Chaque émission sera consacrée à une thématique relative aux droits de l’enfant soit l’école et le Handicap, les mineurs étrangers non accompagnés (MENA), l’enfermement et l’adoption.

Outre cette diffusion TV, les capsules serviront également de matériaux pour l’enseignement des droits de l’enfant à l’université.

Émission 1 : École & handicap

Samy est aveugle, il est scolarisé dans l’enseignement spécialisé. Il trouve que le système scolaire dans lequel il évolue n’est pas toujours en mesure de répondre à ses besoins. Il aimerait que les choses puissent être plus simples pour lui. Portrait touchant d’un adolescent déterminé et débrouillard, qui reste toujours optimiste même dans les moments difficiles.

Rencontre également avec Magaly Ghesquiere, coordinatrice pédagogique de École et Surdité au sein de l’école Sainte-Marie à Namur. Cette école propose l’inclusion de petits groupes d’enfants sourds ou malentendants dans des classes ordinaires. Cet exemple d’inclusion montre qu’une éducation ordinaire est possible malgré la surdité d’un enfant

Émission 2 : IPPJ et après

Bryan, 18 ans nous raconte son parcours. À 14 ans, il est placé en IPPJ, institution publique de protection de la jeunesse pour avoir commis des infractions. Il explique l’impact négatif que cette institution a eu sur lui. Il décrit l’hostilité, la haine et la peur qu’il a ressenties là-bas. Depuis plus de 4 ans, Bryan est pris en charge et accompagné par « La Pommeraie », une asbl œuvrant dans le cadre de l’aide à la jeunesse. Auprès d’autres jeunes de son âge, Bryan travaille sur son nouveau projet de vie. Récemment, il a fait l’expérience d’un séjour de « rupture » pendant trois mois au Bénin. Aujourd’hui, Bryan partage son expérience auprès de Denis Rihoux, directeur de « La Pommeraie », qui met tout en œuvre pour faire avancer ces jeunes dans la vie.

Émission 3 : Une vie de MENA

Yassin vient du Maroc, il vit au centre d’accueil ‘Les Hirondelles’ à Maillen, dans lequel les MENA, mineurs étrangers non accompagnés, sont accueillis. Les mineurs étrangers non accompagnés sont des enfants originaires de pays hors de l’Union européenne qui sont arrivés en Belgique sans leurs parents ou tuteurs légaux. Yassin raconte comment il a quitté seul son pays et son arrivée en Belgique. En traversant les frontières, les MENA affrontent de graves dangers. Ces enfants mènent dès leur départ une vraie vie d’adulte. Mentor Escale accompagne les mineurs en exil et loin de leur famille dans leurs démarches diverses du quotidien. Ils reçoivent les clés et les outils pour se débrouiller dans la vie et devenir autonomes sans parents pour les soutenir. Leur autonomie est essentielle pour qu’ils puissent s’épanouir, trouver leur place et se projeter dans leur nouvelle vie.

Émission 4 : Adoption et retour aux sources

Adoptée à la naissance et comme des milliers d’enfants dans son cas, Juliette se pose beaucoup de questions au sujet de ses origines et de son envie de rencontrer sa mère biologique.

Aujourd’hui, c’est aux côtés de sa famille qu’elle nous décrit les incompréhensions qu’elle vit depuis toute petite. À la fin du mois de décembre 2017 elle aura 18 ans.

L’âge de pouvoir ouvrir son dossier d’adoption toute seule et avoir plus de détails sur la genèse de son histoire. Quand elle sera prête, elle aimerait poser ses questions, trouver des réponses et rencontrer sa mère biologique.

Géraldine Moisse, psychologue au sein du service ONE Adoption nous explique comment on accompagne et soutient les enfants et jeunes adultes dans leurs questions liées à leur adoption.