Tam-Tam : L’école comme terre d’accueil

L’ÉCOLE COMME TERRE D’ACCUEIL

FICHE PÉDAGOGIQUE

Nos Intentions

 

Quel accompagnement reçoivent les jeunes migrants tout au long de leur scolarité en Belgique ? Combien de temps passent-t-ils en classe DASPA (classe passerelle) avant de rejoindre les classes ordinaires ? L’école arrive-t-elle à s’adapter aux besoins spécifiques de ces enfants ? Comment accueillir en tenant compte du vécu et du parcours scolaire propres à chaque enfant ? Comment gérer, au sein d’une classe, les départs impromptus de l’un ou l’autre suite au refus d’une demande d’asile ? Teste-t-on les connaissances d’un enfant dans sa propre langue dès son arrivée afin de connaître son niveau et s’adapter à ses besoins ? Que font les référents scolaires dans les centres d’accueil pour sensibiliser les parents à la scolarité de leur enfant ?

Toutes ces questions méritent d’être posées aux enseignants et directions d’école, aux référents scolaires dans les centres d’accueil pour demandeurs d’asile, aux bénévoles qui tâtonnent, repensent et s’adaptent pour offrir à ces enfants des perspectives d’avenir constructives et améliorer leur accueil.

Pour avoir une idée globale des enjeux et réalités de la scolarité des jeunes migrants en Wallonie et à Bruxelles, TDM a donné la parole aux enfants et équipes du centre pour demandeurs d’asile de la Croix-Rouge à Sainte-Ode, de l’école communale de Sprimont, des Logis de Louvranges (Caritas) à Wavre et de l’École Maximilien, créée par des bénévoles au sein de la Plateforme citoyenne de soutien aux réfugiés Bruxelles

 

Pistes de réflexions

 

  • Les classes DASPA répondent-elles aux besoins des jeunes migrants lorsqu’ils arrivent en Belgique ?
  • Le temps passé en classe DASPA est-il adapté ?
  • L’arrivée d’un enfant en classe ordinaire après le passage en classe DASPA est-elle suffisamment encadrée ? Travaille-t-on assez sur la transition entre les deux ?
  • Comment améliorer au sein de l’école le soutien et le suivi scolaire des jeunes migrants une fois qu’ils quittent la classe DASPA (classe passerelle) et rejoignent une classe ordinaire ?
  • Comment aborder des questions d’éducation ou de citoyenneté propres au pays d’accueil auprès de parents qui peuvent avoir un tout autre rapport à l’école, propre à leur culture et ce qu’ils ont vécu. Rythme et suivi scolaires, obligations parentales, …
  • La mission de l’école est d’offrir les mêmes chances à tous les enfants… Peut-on dire qu’elle le fait suffisamment pour les jeunes migrants ?
  • La plupart d’entre eux se dirigent vers des études secondaires professionnelles ou techniques… Est-ce contreproductif et reproducteur d’inégalités sociales ? Ou bien est-ce plutôt un choix stratégique compréhensible qu’ils sont contraints de faire pour survivre et vite redémarrer ?
  • Le système scolaire belge s’adapte-t-il trop lentement aux besoins différents des migrants ?
  • Tous les migrants n’ont pas eu la même scolarité. Ils n’ont pas les mêmes besoins, des « besoins de migrants ». Ils ont tous des connaissances propres. Notre système répond-il à ces particularités ? Quel est le risque si les écoles testent encore très peu les situations individuelles au cas par cas ?
  • Connaissez-vous des initiatives positives en vue de favoriser l’intégration scolaire des jeunes migrants ?

Chaque année, des enfants du monde entier rejoignent les bancs de nos écoles. Ils ont quitté leurs pays, touchés par la guerre et les conflits. Nouveau départ, nouvelle langue, nouvelle école, nouvelle vie… Voilà beaucoup de défis pour des enfants qui laissent derrière eux leur histoire et portent encore les traces d’un parcours migratoire très difficile. Certains ont été déscolarisés pendant une certaine période, d’autres n’ont jamais été à l’école de leur vie. Reprendre ou commencer sa scolarité en Belgique est primordial pour qu’ils puissent s’intégrer et retrouver une vie normale. Mais ce n’est possible que si l’accueil, le soutien et l’accompagnement des enfants et de leurs parents sont à la hauteur.

Un accueil humain est de rigueur pour ces enfants exilés qui vont recommencer leur vie à zéro. Apprendre et transmettre le fonctionnement de l’école en prenant en compte les cultures de chacun. Prendre le temps et s’adapter continuellement. Soutenir les parents pour que les enfants s’épanouissent dans leur scolarité et puissent progresser. Les défis sont multiples…

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FICHE PÉDAGOGIQUE

Résumé

Chaque année, des enfants du monde entier rejoignent les bancs de nos écoles. Ils ont quitté leurs pays, touchés par la guerre et les conflits. Nouveau départ, nouvelle langue, nouvelle école, nouvelle vie… Voilà beaucoup de défis pour des enfants qui laissent derrière eux leur histoire et portent encore les traces d’un parcours migratoire très difficile. Certains ont été déscolarisés pendant une certaine période, d’autres n’ont jamais été à l’école de leur vie. Reprendre ou commencer sa scolarité en Belgique est primordial pour qu’ils puissent s’intégrer et retrouver une vie normale. Mais ce n’est possible que si l’accueil, le soutien et l’accompagnement des enfants et de leurs parents sont à la hauteur.

Un accueil humain est de rigueur pour ces enfants exilés qui vont recommencer leur vie à zéro. Apprendre et transmettre le fonctionnement de l’école en prenant en compte les cultures de chacun. Prendre le temps et s’adapter continuellement. Soutenir les parents pour que les enfants s’épanouissent dans leur scolarité et puissent progresser. Les défis sont multiples…

Nos Intentions

 

Quel accompagnement reçoivent les jeunes migrants tout au long de leur scolarité en Belgique ? Combien de temps passent-t-ils en classe DASPA (classe passerelle) avant de rejoindre les classes ordinaires ? L’école arrive-t-elle à s’adapter aux besoins spécifiques de ces enfants ? Comment accueillir en tenant compte du vécu et du parcours scolaire propres à chaque enfant ? Comment gérer, au sein d’une classe, les départs impromptus de l’un ou l’autre suite au refus d’une demande d’asile ? Teste-t-on les connaissances d’un enfant dans sa propre langue dès son arrivée afin de connaître son niveau et s’adapter à ses besoins ? Que font les référents scolaires dans les centres d’accueil pour sensibiliser les parents à la scolarité de leur enfant ?

Toutes ces questions méritent d’être posées aux enseignants et directions d’école, aux référents scolaires dans les centres d’accueil pour demandeurs d’asile, aux bénévoles qui tâtonnent, repensent et s’adaptent pour offrir à ces enfants des perspectives d’avenir constructives et améliorer leur accueil.

Pour avoir une idée globale des enjeux et réalités de la scolarité des jeunes migrants en Wallonie et à Bruxelles, TDM a donné la parole aux enfants et équipes du centre pour demandeurs d’asile de la Croix-Rouge à Sainte-Ode, de l’école communale de Sprimont, des Logis de Louvranges (Caritas) à Wavre et de l’École Maximilien, créée par des bénévoles au sein de la Plateforme citoyenne de soutien aux réfugiés Bruxelles

 

Pistes de réflexions

 

  • Les classes DASPA répondent-elles aux besoins des jeunes migrants lorsqu’ils arrivent en Belgique ?
  • Le temps passé en classe DASPA est-il adapté ?
  • L’arrivée d’un enfant en classe ordinaire après le passage en classe DASPA est-elle suffisamment encadrée ? Travaille-t-on assez sur la transition entre les deux ?
  • Comment améliorer au sein de l’école le soutien et le suivi scolaire des jeunes migrants une fois qu’ils quittent la classe DASPA (classe passerelle) et rejoignent une classe ordinaire ?
  • Comment aborder des questions d’éducation ou de citoyenneté propres au pays d’accueil auprès de parents qui peuvent avoir un tout autre rapport à l’école, propre à leur culture et ce qu’ils ont vécu. Rythme et suivi scolaires, obligations parentales, …
  • La mission de l’école est d’offrir les mêmes chances à tous les enfants… Peut-on dire qu’elle le fait suffisamment pour les jeunes migrants ?
  • La plupart d’entre eux se dirigent vers des études secondaires professionnelles ou techniques… Est-ce contreproductif et reproducteur d’inégalités sociales ? Ou bien est-ce plutôt un choix stratégique compréhensible qu’ils sont contraints de faire pour survivre et vite redémarrer ?
  • Le système scolaire belge s’adapte-t-il trop lentement aux besoins différents des migrants ?
  • Tous les migrants n’ont pas eu la même scolarité. Ils n’ont pas les mêmes besoins, des « besoins de migrants ». Ils ont tous des connaissances propres. Notre système répond-il à ces particularités ? Quel est le risque si les écoles testent encore très peu les situations individuelles au cas par cas ?
  • Connaissez-vous des initiatives positives en vue de favoriser l’intégration scolaire des jeunes migrants ?